Jeudi 11 octobre à 19h - entrée libre

Rencontre à la Petite librairie
en partenariat avec Harmonie Mutuelle


Mohamed Mbougar Sarr


L’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr a reçu en 2018 le prix Harmonie Solidarité, prix qui défend les valeurs mutualistes de solidarité et d’entraide, pour son livre Silence du Chœur publié aux éditions Présence Africaine.



Soixante-douze hommes arrivent dans un bourg de la campagne sicilienne. L’époque les appelle « immigrés »,  « réfugiés » ou « migrants ». À Altino, ils sont surtout les ragazzi, les « gars » que l’association Santa Marta prend en charge. Mais leur présence bouleverse le quotidien de la petite ville.

En attendant que leur sort soit fixé, les ragazzi croisent toutes sortes de figures : un curé atypique qui réécrit leurs histoires, une femme engagée à leur offrir l’asile, un homme déterminé à le leur refuser, un ancien ragazzo devenu interprète, ou encore un poète sauvage qui n’écrit plus.

Chaque personnage de cette fresque, d’où qu’il soit, est forcé de réfléchir à ce que signifie la rencontre avec des hommes dont, au fond, il ne sait pas grand-chose. Tous constituent autant de regards sur une situation moins connue qu’il n’y paraît ; autant de voix désaccordées, mêlées, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin, jusqu’au silence imposé par l’ultime voix du chœur.


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Né au Sénégal en 1990, Mohamed Mbougar Sarr est l’aîné d’une famille de sept garçons. Il intègre le Prytanée militaire de Saint-Louis du Sénégal en 2002. Meilleur élève des classes de Terminale au Concours général de 2009 (1er Prix de Philosophie, 1er Prix d’Histoire, 2e Prix de Géographie), lauréat du prix Stéphane Hessel pour sa nouvelle La cale (2014), puis du Prix Ahmadou Kourouma et du Grand Prix du Roman métis (2015), il a été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mérite par le Président de la République du Sénégal. Après des études en classes préparatoires littéraires, il poursuit en France son cursus à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales tout en confirmant son goût pour la littérature et la philosophie.

Il tient un blog chosesrevues.over-blog.com, espace de travail sur l’écriture, le style et la langue, et où il publie des textes de natures très différentes.









Swing Time
Zadie Smith


Traduit de l'anglais par Emmanuelle Aronson et Philippe Aronson

Editions Gallimard

Roman / 480 pages / 23,50 euros


Deux petites filles métisses d’un quartier populaire de Londres se rencontrent lors d’un cours de danse. Entre deux entrechats, une relation fusionnelle se noue entre elles. Devant les pas virtuoses de Fred Astaire et de Jeni LeGon sur leur magnétoscope, elles se rêvent danseuses. Tracey est la plus douée, la plus audacieuse mais aussi la plus excessive. Alors qu’elle intègre une école de danse, la narratrice, elle, poursuit une scolarité classique au lycée puis à l’université, et toutes deux se perdent de vue.

La plus sage devient l'assistante personnelle d’Aimee, une chanteuse mondialement célèbre. Elle parcourt le monde, passe une partie de l’année à New York et participe au projet philanthropique d’Aimee : la construction d’une école pour filles dans un village d’Afrique. Pendant ce temps, la carrière de Tracey démarre, puis stagne, tandis que progresse son instabilité psychologique. Après une série d’événements choquants, les deux amies se retrouveront pour un dernier pas de danse.
Roman d’apprentissage et de désillusion, le cinquième roman de Zadie Smith opère également une réflexion sur le racisme, l’identité, le genre et la célébrité, avec beaucoup de rythme, d’humour et d’émotion.




Midi
Cloé Korman


Editions Le Seuil

Roman / 224 pages / 18 euros


Claire est médecin dans un hôpital parisien. Un jour, un nouveau patient est admis dans son service, qui demande à la voir. Elle reconnaît alors Dominique, un ancien amant. Cette présence la bouleverse : la maladie de Dom, déjà très avancée, met en échec ses qualités de médecin, et fait resurgir les circonstances de leur rencontre. Quinze ans plus tôt, Claire est partie à Marseille avec son amie Manu, travailler dans le théâtre associatif que dirigeait Dominique. Au milieu d’un groupe d’enfants occupés à apprivoiser la scène et embarqués dans une adaptation tumultueuse de La Tempête de Shakespeare, les deux amies sont troublées par une silhouette fragile : celle d’une petite fille marginale, aussi inquiète dans sa famille que parmi les autres enfants, qui semble les appeler à l’aide. Mais la joie de l’été, la découverte du désir, le cercle des silences coupables les empêchent de prendre conscience du drame qui est en train de se nouer.

Cloé Korman nous entraîne dans une enquête sur le mystère d’une violence exposée devant tous, en plein soleil, et néanmoins inapprochable. Porté par le souffle vital de deux héroïnes à peine sorties de l’adolescence, Midi est la splendide évocation d’une beauté qui aveugle et qui sauve.


Le Revenant
Eric Chauvier


Editions Allia

Roman / 80 pages / 7,50 euros


‘‘Dans le Paris de la disruption, de ses limbes de mort-vivant, il traque des motifs de soulagement. Mais ne subsistent en lui que des idées fantômes et des sensations pâles. Il ne peut rien exprimer de sa quête passée et de sa damnation éternelle. Même si des souvenirs précis venaient hanter son esprit demeuré, il ne pourrait rien en dire. Cette aphasie est peut-être une résurgence de ses troubles cérébraux, nous n’en savons rien.’’

Et si Baudelaire revenait parmi nous ? S’il flânait de nouveau dans les ruelles de nos grandes métropoles, réapparu sous la forme, non du dandy de jadis, mais du vagabond ? Un misérable hère assistant, affalé sur le bitume, à la valse de nos contemporains et essuyant leur mépris. Lui qui redoutait tant de se sentir inférieur à ceux qu’il dédaignait, le voici hué, puis bientôt hissé à la tête d’une parade de zombis avant de connaître le destin d’une âme suppliciée.


Par vagues réminiscences, lui parvient le souvenir de son être passé et de son oeuvre. ‘‘La rue assourdissante autour de moi hurlait’’ peut-on lire dans son poème ‘‘À une passante’’. Et Rimbaud n’écrivait-il pas de lui qu’il est ‘‘le premier voyant’’ ? Éric Chauvier montre à quel point les visions prémonitoires de Baudelaire révèlent la nature véritable des figures qui hantent nos métropoles contemporaines, de l’artiste en résidence dans les territoires défavorisés à la prostituée slave. C’est une comédie noire, réaliste et crue, celle de nos villes modernes, des hommes qu’elles brisent et rejettent. Il faut bien se rendre à l’évidence : au cœur de nos vies quotidiennes, Les Fleurs du mal continuent de croître.




Le Coeur converti
Stefan Hertmans

Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin

Editions Gallimard

Roman / 368 pages / 21,50 euros


Lorsque Stefan Hertmans apprend que Monieux, le petit village provençal où il a élu domicile, a été le théâtre d’un pogrom il y a mille ans et qu’un trésor y serait caché, il part à la recherche d’indices. Une lettre de recommandation découverte dans une synagogue du Caire le met sur la trace d’une jeune noble normande qui, à la fin du onzième siècle, convertie par amour pour un fils de rabbin, aurait trouvé refuge à Monieux.

La belle Vigdis est tombée amoureuse de David, étudiant à la yeshiva de Rouen. Au péril de sa vie, elle le suit dans le Sud, commence à prier son dieu et devient Hamoutal. Son père ayant promis une forte somme à qui la ramènerait, des chevaliers se lancent à sa poursuite. Puis les croisés, de plus en plus nombreux sur le chemin de Jérusalem, semant mort et destruction dans leur sillage, s’intéressent à cette femme aux yeux bleus.

C’est le début d’un conte passionnant et d’une reconstruction littéraire grandiose du Moyen Âge. S’appuyant sur des faits et des sources authentiques, cette histoire d’amour tragique, menée comme une enquête, entraîne le lecteur dans un univers chaotique, un monde en pleine mutation. Stefan Hertmans nous offre aussi un roman contemporain, celui d’une femme en exil que guide l’espoir.





Wild Side
Michael Imperioli


Traduit de l'anglais(États-Unis) par Héloise Esquié

Éditions Autrement

Roman / 304 pages / 20,90 euros


À seize ans, Matthew n'a connu que le quartier du Queens à New York et une existence solitaire avec sa mère. À la faveur d'un héritage inattendu, une nouvelle vie s'offre à lui : Manhattan et ses avenues chics, la fascinante Veronica, ainsi qu'un voisin musicien qui l'embarque dans ses aventures, un certain Lou Reed... Matthew plonge avec eux dans un tourbillon d'amour, d'art, de liberté - au risque de se perdre.

Entre L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger et Just Kids de Patti Smith, Wild Side nous emporte dans le New York fiévreux des années 70, à travers le regard grave et moqueur d'un héros inoubliable.







Moi, ce que j'aime, c'est les monstres
Emil Ferri


Traduit de l’anglais par Jean-Charles Khalifa

Lettré à la main par Amandine Boucher et Emmanuel Justo


Editions Toussaint Louverture

BD / 416 pages / 34,50 euros


Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle en plein cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants.

Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

À travers ce livre, Emil Ferris tisse de courage, de force, de résilience, l’étendard de ceux qui survivent, de ceux qui se relèvent et ne veulent plus se taire. Et si ce n’est pas œuvre autobiographique tout y est néanmoins vrai. La clé de ce projet est la différence, et Emil Ferris l’a écrit pour les minorités, l’a dessinée pour la liberté d’être ce que l’on veut, humainement et intimement, et l’a porté envers et contre tout pour le droit d’être la femme que l’on veut. Et c’est pour ça que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres nous frappe si fort aujourd’hui, car il s’adresse à nous, à nos problèmes, à notre monde.


Ça c'est mon Jean-Pion

David Snug

Editions Même pas mal

BD / 64 pages / 15 euros


David Snug a 41 ans et ne parvient pas à vivre de la bande dessinée, loin s’en faut. Il décide donc de travailler à mi-temps comme surveillant de collège. Il se transforme alors en un personnage odieux nommé Jean-Pion, le «champion des pions», et se délecte de son nouveau petit pouvoir en humiliant des collégiens qu’il méprise.

David Snug a travaillé comme surveillant dans un collège de Seine Saint-Denis et se propose de relater cette expérience dans Ça c'est mon Jean-Pion, un roman graphique semi-autobiographique oscillant entre étude sociologique loufoque et comédie féroce.




Comme un lundi
Thomas Vinau


Editions La Fosse aux ours

Prose poétique / 128 pages / 15 euros


Avec délicatesse et poésie, Thomas Vinau chante « la petite fumée de nos vies ». Il cherche le mot juste pour dire la solitude des matins gris, la lassitude des jours qui se ressemblent, puis, comme un éclair, la beauté d'un instant suspendu.

Ses poèmes en prose sont à la fois mélancoliques et lumineux.
Lire Thomas Vinau c’est porter un regard différent sur les choses et les situations du quotidien. C'est se laisser entraîner dans une rêverie poétique, des textes courts où les émotions se chevauchent, nous faisant passer du sourire à la profondeur.


« DE L’USURE. DES QUESTIONS. DES MATINS sans lumière. Des journées qui s’empilent comme des mauvais Lego. Nos yeux se rapprochent du sol. Parfois nos bouches restent closes et le silence court comme une petite lame de rasoir sur la langue que nous inventions. Nous en perdons l’usage, jusqu’au lendemain, quand un nouveau soleil grimpe encore sur les troncs. On se mouche. On s’embrasse. Il fait trop froid pour ne pas mettre un pantalon. La course recommence. Le bébé pleure. Il est bientôt sept heures. Tu me souris lorsqu’il te mord la joue. Tu me fais un café. Mes yeux demandent pardon. C’est lundi et on s’aime. Demain c’est septembre. Le temps nous marche dessus. Sous ses semelles une nouvelle semaine. »


Paris-Orphée
Henri Cole


Traduit de l'anglais (États-Unis) par Claire Malroux

Editions Le Bruit du Temps

Chroniques / 176 pages / 19 euros


Ce livre, publié simultanément aux États-Unis par les éditions de la New York Review of Books, rassemble des chroniques parisiennes par le poète américain Henri Cole données au New Yorker. Il y mêle autobiographie, journal, essai et poésie en prose à des photographies, composant une sorte de « journal d’un poète américain » à Paris d’un genre nouveau, qu’il qualifie lui-même d’« élégiaque ».
La magie de ce livre, placé sous l’ombre tutélaire d’Orphée – figure du poète mystique, oraculaire, enchanteur –, c’est qu’il parvient à renouveler la vision que l’on peut avoir de la ville-lumière non parce qu’il chercherait à nous faire découvrir un Paris secret ou méconnu mais au contraire parce qu’il parvient à réenchanter les lieux, les clichés les plus « communs » de la capitale. Dans la préface à Terre médiane, le premier recueil traduit en français à nos éditions, Claire Malroux parlait de l’« innocence retrouvée » et même de la « candeur » qui se dégage de ces poèmes. Ce sont ces mêmes qualités qui permettent à Henri Cole de nous émouvoir à la lecture de ces croquis parisiens où les souvenirs de lecture (Rilke, Elisabeth Bishop, Dickinson), les évocations d’œuvres admirées surgissent sans cesse des lieux visités ou des personnes rencontrées (notamment son ami James Lord), donnant lieu à des rêveries, à des méditations où il s’interroge en poète, avec l’acuité sensible qui lui est propre (à la fois pleine de fraîcheur et pénétrante), sur ses liens amicaux et familiaux, sur la nature de la poésie et son rapport à la solitude, à son moi profond et à la liberté.

« Le Paris-Orphée d’Henri Cole est un livre remarquable – écrit entièrement à Paris, c’est le journal d’un poète, des plus intimes, une suite de promenades qui nous conduisent au cœur de la ville, et au plus profond de son âme toujours en recherche. Sa voix est ici encline à la confidence, érudite, tendre, inattendue dans ses sympathies et ses découvertes ; comme l’extraordinaire poésie d’Henri Cole, elle est finement ouvragée, alors même qu’elle paraît sans art et sans prétention. L’un des grands plaisirs que l’on prend à ce livre tient au goût du poète pour le travail et les paroles des autres – les poètes dont il est proche, ses amis artistes, mais aussi les Parisiens qui font une apparition dans sa vie d’observateur passionné avant de poursuivre leur chemin. »

Joyce Carol Oates




Mauvaises mines
Mathieu Brier et Naïké Desquesnes


Editions Z

Essais / 152 pages / 8 euros


Argent dans la Sarthe, antimoine en Vendée, or dans la Creuse, tungstène en Ariège… le sous-sol français recèlerait bien des trésors. Depuis quelques années, de nombreux permis exclusifs de recherche (PER) sont octroyés à quelques aventuriers de l’industrie minière. Objectif affiché : fournir en métaux le monde de demain, ses grands projets d’infrastructures, son marché de l’armement, sa « croissance verte » faite d’une multitude d’objets high-tech, de voitures électriques et de parcs éoliens.

Non sans humour, les huit courts chapitres de cet ouvrage documenté dévoilent les menaces du « renouveau minier » français, les pollutions qu’il implique, ses faux-semblants écologiques et ses tentatives d’échapper au débat public.
Du Pays basque à la Bretagne en passant par la Guyane, les résistances et les propositions d’alternatives se multiplient. Ce livre est un appel à les rejoindre.


Éloge des Mauvaises herbes
coordonnée par Jade Lindgaard


Editions Les Liens qui libèrent

Essais / 180 pages / 14 euros


Pour la première fois des intellectuels et des écrivains prennent partis pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils expliquent que la « zone à défendre » est bien plus qu’un bout de bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s’y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C'est un carré de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.

Sur la ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l’emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l’Etat en cultivant les solidarités et l’accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n’est pas une utopie, c’est notre réalité de demain qui prend formes sous nos yeux.

Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain Damasio, Virginie Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno Latour, Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost, Nathalie Quintane, Kristin Ross, Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk.

Les recettes des ventes de ce livre iront aux activités développées sur la ZAD.




Les Koalas ne lisent pas de livres
Anne Herbauts


Editions Esperluète

Album / 64 pages / 18 euros


Un album en deux temps où l’on entre dans l’intimité familiale des koalas et des grizzlis.

Parent et enfant se retrouvent autour des moments et des activités de tous les jours : un jeu, un repas, un bain et au bout de la journée, une histoire...

Le grand koala aimerait tant lire un livre, mais c’est sans compter sur l’imagination du petit koala, toujours en recherche de son attention. Le grand grizzli aimerait tant se reposer, c’est oublier l’énergie infatigable du petit grizzli. Pourtant, même si l’aspiration des uns n’est pas celle des autres, ils se retrouvent toujours.

Avec deux entrées différentes, ce double album se lit d’un côté comme de l’autre. Deux lectures qui s’équilibrent et se répondent pour raconter la parentalité d’aujourd’hui. Celle des parents qui travaillent ou exécutent les tâches ménagères, mais qui n’oublient pas de jouer et de se mettre au diapason de leurs enfants.

Avec ces deux mini-fables pseudo animalières, Anne Herbauts nous dit beaucoup de ce que l’on appelle parfois sans égard « la vie de tous les jours ». Les jeux d’images et de mots s’amusent des contre ou double sens. Les images faussement simples touchent par leur justesse. Koalas et Grizzlis sont empreints d’une belle humanité et nous offrent une histoire pleine de tendresse et de vitalité.




Enfances
Marie Desplechin et Claude Ponti


Editions Ecole des loisirs

Album / 136 pages / 16,80 euros


Enfants pirates et enfants dieux, enfants rois et enfants savants, enfants voyants et enfants rêveurs, enfants travailleurs et enfants danseurs...
Enfances raconte des moments importants et déterminants de la vie de plus de 60 enfants. Connus ou anonymes, réels ou légendaires, ils ont tous, à leur façon, petite ou grande, marqué leur époque et changé le monde





La Révolte des animaux moches
Coline Pierré


Editions Le Rouergue

Roman à partie de 9 ans / 208 pages / 11,50 euros


Depuis qu'un langage universel a été inventé et permet à tous les êtres vivants, humains et non-humains, de communiquer, il n'y en a plus que pour les chevaux. Chevaux par-ci, chevaux par-là mais y en a marre à la fin ! Surtout qu'à cause d'eux, les animaux moches sont totalement snobés et méprisés. La révolte gronde ! Embarquez-vous dans une fable animale pas comme les autres !







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Les Éditions Sillage fêtent leurs 15 ans !

Les Éditions Sillage sont une maison d'édition créée à Paris en 2002. Elles publient essentiellement des textes littéraires classiques rares ou épuisés, qu'il s'agisse de littérature étrangère (Joseph Conrad, Herman Melville, Yasunari Kawabata, Anton Tchekhov) ou de littérature française (Victor Segalen, Valery Larbaud, Charles Baudelaire).

Pour célébrer l’événement, une opération a lieu dans toutes les bonnes librairies, de mai à octobre : un titre hors collection, Les Commères, de Tchékhov, est offert pour l’achat de deux ouvrages.


Les Commères, écrit au début des années 1890, mêle adultères, trahisons, assassinats, projets d’assassinats… Pas un des personnages ne peut racheter l’autre ; et si les femmes ne reculent devant aucune turpitude pour se libérer de la domination masculine, les vrais coupables ne sont peut-être pas celles qu’on croit…

Inspiré à Tchékhov par un fait divers qu’on lui rapporta lors de son enquête au bagne de Sakhaline, Les Commères est une dénonciation très sombre de la condition faite aux femmes dans la Russie de son époque.


Site Internet : http://editions-sillage.fr






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Sélection musique / Précédemment dans nos vitrines, une proposition musicale en 70 titres. Des ouvrages sur la musique, des bandes dessinées, romans, albums pour enfants, des écrits de musiciens...



Ça va jouer !
Anna Czerwinska-Rydel et Marta Ignerska

Éditions Format
16,90 euros

Savez-vous quels instruments jouent dans un orchestre symphonique? De quelles familles d’instruments est-il constitué ? Et quel est le rôle du chef d'orchestre ? ÇA VA JOUER ! est un livre qui vous fera découvrir l’univers des musiciens, de leurs instruments et des relations qui les lient. Vous êtes invités dans une salle de répétition, où vous pourriez connaître de différents instruments, ainsi que des musiciens. Vous verrez comment le chaos sonore initial ainsi que les relations complexes entre ces individualités que sont les artistes se transforme pas à pas en vraie musique. Et quand le chef d’orchestre arrive... ÇA VA JOUER! Et – bien que cela semble incroyable – les images dans ce livre vont vous faire voir et entendre les sons!
Prix: Bologna Ragazzi Award, Grand Prix IBBY, Médaille d’Argent European Design Ed-Awards, Grand Prix du jury des jeunes critiques de Vienne, The White Raven (IJB Munich), Must Have Lodz Design Festival.



Ne vous fatiguez pas à écouter ces 50 classiques de la pop David Snug s'en est occupé pour vous
David Snug

Éditions Marwanny
15,99 euros

Snug passe ici en revue 50 albums indispensables (tendance Inrockuptibles plutôt que Rock&Folk), fautes d'orthographe, mauvaise foi et digressions surréalistes comprises.
Des recensions hilarantes pour un panorama aussi exhaustif que subjectif de l'histoire de la pop : le Velvet Underground, The Cure, Nirvana, Air, les Beatles, David Bowie, Serge Gainsbourg, les Beach Boys...



A Broken Halleluijah
Liel Leibovitz

Allia
20 euros

Leonard Cohen inspire un respect rarement réservé à un artiste encore vivant. Et alors qu'il continue de créer une musique hors du temps, Liel Leibovitz invente un nouvel art de la biographie. De «Suzanne» à «Everybody Knows», il livre les sources d'inspiration du chanteur et recompose le puzzle d'une vie spirituelle, dans une véritable biographie philosophique. Du judaïsme au bouddhisme, de la poésie canadienne au rock'n'roll, il nous plonge dans une quête de sens et décrit la manière dont Cohen est devenu une star jamais égalée, mais aussi un véritable prophète. Reclus sur l'île d'Hydra avant de se consacrer au bouddhisme, Cohen échappe au cliché de la rock star. Mêlant anecdotes, analyse et contexte, ce portrait parvient à émouvoir, ce dont Leonard Cohen himself a convenu.



Ravel
Jean Echenoz

Minuit
13 euros

"Ravel fut grand comme un jockey, donc comme Faulkner. Son corps était si léger qu'en 1914, désireux de s'engager, il tenta de persuader les autorités militaires qu'un pareil poids serait justement idéal pour l'aviation. Cette incorporation lui fut refusée, d'ailleurs on l'exempta de toute obligation mais, comme il insistait, on l'affecta sans rire à la conduite des poids lourds. C'est ainsi qu'on put voir un jour, descendant les Champs-Élysées, un énorme camion militaire contenant une petite forme en capote bleue trop grande agrippée tant bien que mal à un volant trop gros." J. E.

Ce roman retrace les dix dernières années de la vie du compositeur français Maurice Ravel (1875-1937).



Goualantes de la Villette et d'ailleurs.
Complaintes et ballades des faubourgs au temps des apaches et des gigolettes
Émile Chautard

Éditions L'insomniaque
25 euros

Émile Chautard, ouvrier typographe et grand connaisseur des bistrots, nous guide en chanson dans le Paris de la dèche et de la pègre, entre la guerre de 1870 et celle de 1914-1918. Les goualantes qu’il a recueillies au cours de ses périgrinations dans les faubourgs furent écrites comme elles furent chantées, non par des artistes en vogue mais par des marlous et des gisquettes.
La grande richesse des pauvres d’alors c’était une jactance empruntant beaucoup à l’argot, affiné dans les prisons et les bataillons disciplinaires. Comme l’a dit Céline : « C’est la haine qui fait l’argot. » On verra dans ces pages que l’argot c’est aussi le désir qui se dévoile, c’est aussi la verve, la trouvaille poétique et l’esprit libre.
Dans les zones ténébreuses de la Ville Lumière, dans les hideux taudis de la Belle Epoque, nombre de pauvres n’obéissaient pour survivre qu’à leurs propres lois et leurs propres morales. Le dégoût de l’usine incitait les filles d’ouvriers à se vendre sur les trottoirs et dans les bouges. Voyous dandys, les apaches paradaient en bande sur les boulevards. Le crime exerçait une trouble fascination sur la société – partout l’on recrutait des policiers, partout l’on bâtissait des prisons.
Voilà ce que narre sans artifice ces goualantes qui sont autant de témoignages pour servir à l’histoire des classes dangeureuses.

Avec un CD "Goualantes des gnoufs, des rades et des guinches". 17 chansons des bas-fonds parisiens du temps jadis.



Africa 100.
La traversée sonore d'un continent
Florent Mazzoleni

Éditions Le Mot et le reste
20 euros

Du Cap-Vert à Madagascar, de l’Afrique du Sud au Mali, en passant par les Congo, la Guinée, le Sénégal, le Kenya, l’Éthiopie, le Soudan, la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Bénin, l’Angola, le Burkina Faso, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, le Cameroun ou le Gabon, ce livre rassemble des œuvres musicales issues en majorité de pays d’Afrique noire. Elles se distinguent avant tout par leur originalité, leur profondeur et leur sincérité d’exécution, mais aussi par une excellence musicale rarement entendue dans d’autres musiques populaires.

Ce panorama musical offre un voyage éclairé autour de classiques et de chef-d’œuvre méconnus à une époque où l’offre de disques africains n’a jamais été aussi abondante, par le biais d’exhumations de vinyles originaux, de CDS contemporains ou de compilations variées. Loin d’être exhaustive, subjective et assumée comme telle, cette liste de disques contient à la fois des albums vinyles, des rééditions, des productions actuelles et des anthologies cernant les œuvres des artistes africains les plus prolifiques.



Le Heavy metal
Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis

Éditions Le Lombard
Coll. Petite bédéthèque des savoirs
10 euros

Cerner la communauté métal et les nombreuses tribus qui la composent ; s'y retrouver dans ses multiples sous-genres, du Thrash au Black Metal ; saisir les codes, du signe des cornes au Diabolus in Musica ; comprendre comment le métal dit satanique coexiste avec un métal chrétien ; découvrir les variétés qui se sont déployées dans le monde entier... Voilà en quelques exemples le projet fou que se sont donné les auteurs de cette bande dessinée.



Paco et le rock
Magali Le Huche

Editions Gallimard
Coll. Mes petits livres sonores
13,50 euros

Une histoire à lire et 16 musiques à écouter!
Paco adore le rock! Il prend sa guitare et il va à Londres, la ville du rock. Et s'il réalisait son rêve: enregistrer son premier disque...?
Au fil de l'histoire, on découvre avec Paco les instruments du rock: la guitare, la guitare électrique, la guitare basse, le piano, le saxophone, la contrebasse, l'harmonica, la batterie, le tambourin, le clavier, le chœur et la chanson.

Paco et le jazz
Paco et l'orchestre
Paco et Mozart
Paco et Vivaldi
Paco et la fanfare



Prog 100.
Le rock progressif des précurseurs aux héritiers
Frédéric Delâge

Éditions Le Mot et le reste
21 euros

De Pink Floyd à Yes, en passant par Radiohead, Archive et The Mars Volta cet ouvrage est un guide à l’usage des lecteurs désireux de découvrir un univers musical à part entière. Pour chaque groupe majeur de ce mouvement, un album phare est analysé et replacé dans son contexte de création. Si le spectre temporel du rock progressif est très large, de 1968 à nos jours, il s’agit toujours pour des musiciens de sortir du format traditionnel des chansons pop et de repousser sans complexes les frontières du rock. Entre le style nostalgique des groupes rétro-prog et les traits progressifs d’artistes aventureux et actuels, les différentes incarnations du rock progressif au début du XXIe siècle se révèlent également très nombreuses, de Muse à Porcupine Tree en passant par le fameux OK Computer de Radiohead. Entre albums incontournables ou fondateurs et coups de cœur, Frédéric Delâge construit une anthologie des disques de rock progressif à ne pas manquer.



Kobbé. Tout L'opéra
Dictionnaire de Monteverdi à nos jours

Éditions Robert Laffont
Coll. Bouquins
30 euros

Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l'ouvrage de référence des amateurs d'opéra dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu'il faisait du bateau au large de Long Island -, cette bible des mélomanes a connu d'innombrables rééditions et de nombreuses traductions. A trois reprises (1954, 1976, 1985), lord Harewood - qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l'Opéra de Covent Garden - a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail. Aujourd'hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée.
Cet ouvrage s'est enrichi de 60 œuvres nouvelles, présentées ici pour la première fois, portant ainsi de 400 à près de 500 les opéras du monde entier qui sont analysés. Une dizaine de compositeurs, anciens et modernes, font ainsi leur entrée dans le " Nouveau Kobbé ", témoignant de la vitalité d'un genre et du renouvellement constant du répertoire. De plus, afin de tenir compte du lecteur français, certains opéras particulièrement appréciés dans notre pays ou redécouverts récemment viennent enrichir la version originale de ce livre. Pour rendre la consultation plus aisée, le " Nouveau Kobbé " présente les compositeurs de tous les temps et de tous les pays par ordre alphabétique. Les opéras sont classés par compositeur dans l'ordre de leur création et, pour chacun d'entre eux, sont rappelées les plus importantes mises en scène, y compris les plus récentes.



L'oiseau de feu
Igor Stravinsky

Raconté par Elodie Fondacci et illustré par Aurélia Fronty
Éditions Gauthier Languereau
13,90 euros

Les histoires en musique, une collection qui marie illustrations de qualité et musique classique !
Parti à la poursuite d’un oiseau de feu, le prince Ivan tsrarévitch attrape un jour sa proie, mais choisit de lui laisser la vie sauve. Pour le récompenser, l’oiseau lui offre une de ses précieuses plumes, qui lui sauvera la vie, et l’aidera à conquérir le cœur de la belle Vassilissa…
Un conte passionnant adapté du célèbre ballet d’Igor Stravinsky, raconté par la voix envoûtante d’Élodie Fondacci, et illustré par les couleurs chaudes d’Aurélia Fronty.



Last Love Parade
Marco Mancassola

Éditions La Dernière goutte
20 euros

Entre le narrateur et Leo, c’est l’histoire d’une amitié comme seule l’adolescence en voit naître et qui marque les individus pour toujours, même lorsqu’elle finit par s’étioler au fil du temps. Mais c’est aussi l’histoire d’une passion commune qui mène les deux amis de Berlin à Ibiza, de Londres à Goa : celle des musiques électroniques qui, sur fond de mutations économiques et industrielles, entrelacent la mort et la vie, le mécanique et l’organique.
Marco Mancassola s’est donné la liberté de la prose pour écrire un texte politique et sensuel sur la façon dont les corps enserrés par le vide conquièrent, portés par le son, la plénitude et la joie.
Archéologie des rythmes synthétiques, Last Love Parade dévoile dans les corps, dans leurs fêtes, leurs extases et leur nostalgie renaissante, la pulsation du monde.






Sylvain Prudhomme


Légende

Roman - éd. Gallimard / Collection L'arbalète - 20 euros


La Crau, désert de pierres aux portes d'Arles. Pays ras, pays nu, abandonné au mistral et aux brebis. C'est là que vivent Nel et Matt, l'un, fils et petit-fils de bergers, aujourd'hui photographe, l'autre, constructeur de toilettes sèches publiques, réalisateur à ses heures perdues.

Entre eux une amitié forte, belle. Jusqu'au jour où, travaillant à un nouveau film, Matt s'intéresse à la vie de deux cousins de Nel aujourd'hui disparus. Deux frères maudits, qui ont traversé comme des comètes ces mêmes paysages, se consumant à toute allure, en pleines années 1980.

Allers-retours à Madagascar, adolescence sans parents, fêtes, violence, liberté, insouciance : la trajectoire des deux frères, aussi brève qu'intense, se recompose peu à peu. Échos et correspondances se tissent entre passé et présent, renvoyant Matt et Nel à leurs propres choix, nous interrogeant, à notre tour, sur notre place dans le monde.



Mehdi Charef

Le harki de Meriem

Nouvelle édition. Première parution : Mercure de France, 1989

Avant-propos de Marie Hermann

Roman - éd. Agone - 14 euros


Il avait honte de revenir dans cet état, sous son lourd manteau et son képi. Il avait fondu, il allait le dos courbé à petits pas. Je n’ai même pas pu lui laver les pieds : ils étaient blessés et pansés. Le fusil encore sur l’épaule, voilà comme il est revenu ! Quand ils n’ont plus eu besoin de lui ils l’ont laissé partir sans soins. Son ventre était tailladé par les coups de baïonnette et les pansements secs avaient épousé les plaies. De gros trous dans le ventre et des cicatrices jusqu’au cou. Nuit et jour que je l’ai soigné ! Je l’ai emmené en pèlerinage à Sidi Ali, je l’ai lavé au hammam Boughrara. Rien n’y a fait. Il est mort de ses blessures. Je le vois encore caressant le museau du chien et se forçant à sourire pour me rassurer. Avant de mourir, il m’a dit : « J’ai tué des hommes. Puis, avant de tourner la tête : Ils avaient aussi peur que moi ! »

Son beau-père, Algérien enrôlé par la France dans la Seconde Guerre mondiale, n’a jamais figuré sur aucun monument aux morts. Son mari, devenu harki pour échapper à la misère imposée par le système colonial français, appellera toute sa vie l’opprobre de ceux qui n’auront eu le courage ni de le combattre ni de l’imiter. Son fils, né après un passage en cité de transit dans le sud de la France et promis à des études de droit, meurt sous les coups d’extrémistes de droite outrés qu’un bicot puisse détenir la même nationalité qu’eux. La vie de Meriem, qui a épousé Azzedine alors qu’elle portait les stigmates de la femme répudiée, contient toutes les injustices de l’histoire franco-algérienne. Mais c’est aussi elle – et les souvenirs qu’elle leur laissera – qui encouragera ses enfants, puis ses petits-enfants, à revendiquer en Algérie et en France le respect et la dignité que sa génération n’aura jamais obtenus.

Né en Algérie en 1952, romancier, scénariste et cinéaste, Mehdi Charef a connu les cités de transit, les bidonvilles et l’usine avant de publier quatre livres et de réaliser onze films.


Paolo Cognetti
Le Garçon sauvage. Carnet de montagne
Traduit de l'italien par Anita Rochedy
Roman - éd. Zoé - 15 euros

Le Garçon sauvage est l'histoire d'un garçon de la ville qui ne se sentait bien qu'à la montagne mais n'y avait pas remis les pieds depuis dix ans. A 30 ans, après un mauvais hiver qui le laisse à bout de forces "comme quand une entreprise en laquelle tu as cru échoue misérablement", il décide de tenter une expérience de solitude et s'installe pour un temps indéfini dans les hauteurs de la Vallée d'Aoste. Là, il redécouvre le bonheur de marcher sur le fil des crêtes, suspendu entre l'enfance et l'âge adulte. L'occasion pour lui de se lancer des défis de tous ordres, de réaliser désirs ou fantasmes, et d'essuyer des tempêtes autant intérieures qu'extérieures. Marchant sur les pas de ses maîtres, il apprendra à fendre du bois, à allumer un feu en plein orage, à cultiver un jardin à moitié sauvage, à cuisiner les herbes de montagne... mais aussi à se perdre et à affronter ses peurs.


Niccolo Ammaniti
Et je t'emmène
Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher
Roman - éd. Robert Laffont / Collection Pavillons poche - 11,5 euros

Ischiano, un patelin de Toscane, de nos jours. Pietro sort à peine de l'enfance et déjà l'amour et la violence du monde lui tombent dessus. Entre des parents absents et des camarades de classe jaloux de son amitié avec la belle Gloria, fille de banquier et collégienne décomplexée, il n'a qu'une hâte : échapper au destin de berger que son père a prévu pour lui. Graziano, lui, est né à Ischiano il y a maintenant quarante-quatre ans. Play-boy désenchanté, faux dur au coeur d'artichaut, ce fan des Gipsy Kings rentre au pays après des années de vie dissolue dans les clubs de Rome. Alors que tout les oppose, Flora, professeur au collège du village, femme fragile et introvertie, va tomber amoureuse de lui.
L'amour peut-il exister dans ce monde terne dominé par la trivialité ? Dans la chaleur, les moustiques et les tempêtes de pluie de Toscane, la fatalité pourrait avoir raison de tous.


Stewart O'Nan
Derniers feux sur Sunset
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville
Roman - éd. de l'Olivier - 23 euros

Nous sommes en 1937, et tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Il est ruiné, miné par l’alcool, en panne d’inspiration, et Zelda, l’amour de sa vie, est internée dans un asile. Elle est loin l’époque où leur couple défrayait la chronique. L’Âge du Jazz est terminé, avec ses fêtes, son glamour, ses extravagances. Répondant à une proposition de la Metro Goldwyn Mayer, Fitzgerald joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart. Dans une soirée, il croise la ravissante Sheilah Graham, une journaliste mondaine dont il tombe follement amoureux. Il se remet à écrire, s’efforce de ne plus boire, rend visite à Zelda avec sa fille Scottie.

Mais comment continuer à vivre quand le monde semble s’effriter autour de soi ? « Toute vie est un processus de démolition », avait-il écrit dans La Fêlure (1936). Quelques années plus tard, cette phrase sonne comme un avertissement du destin.

Avec grâce et subtilité, Stewart O’Nan trace le portrait romanesque du plus attachant – parce que le plus fragile – des écrivains de la « Génération perdue » inventée jadis par Gertrude Stein.


Nicolas Nemiri et Romain Slocombe
Le Chat d'Enoshima
Jeunesse - éd. Le petit lézard - 18 euros

Le chat Haru de la petite Tomomi s’est égaré peu de temps après la mystérieuse disparition de son père. Tomomi partira à sa recherche dans tout Tokyo avant de découvrir le terrible secret de son père.
Dans l'esprit des romans noir qui ont fait sa notoriété, Romain Slocombe, grand spécialiste du japon contemporain, nous emmène sur les pas de la petite fille Tomomi et de son chat Haru qui s’est égaré peu de temps après la mystérieuse disparition du père de la petite. Avec pour décors romanesque la baie d'Enoshima près de Kamakura et de Tokyo, l’ouvrage magnifiquement illustré en cinémascope par Nicolas Nemiri, un autre passionné du japon bien connu des amateurs de BD et qui signe ici son premier livre jeunesse, ravira les plus jeunes comme les amoureux du pays du soleil levant.


Béatrice Fontanel et Alexandra Huard
Je suis la méduse
Jeunesse - éd. Les fourmis rouges - 17,90 euros

Une jeune méduse se raconte. Elle croise un jour la route d’une petite fille, qu’elle pique malencontreusement. Le père sort la méduse de l’eau et la laisse échouée sur le sable. À l’agonie, la jeune méduse sera sauvée in extremis par la petite fille, qui la rejettera à la mer. Devenue une méduse adulte, elle retrouvera l’enfant devenue jeune fille et la reconnaîtra grâce à la cicatrice laissée sur son poignet par la piqûre. Elle entamera alors pour elle une sublime et silencieuse danse sous-marine.
Béatrice Fontanel navigue entre documentaire et fiction, et sa méduse, aussi fascinante qu’effrayante, prend vie dans ce conte écologique et poétique. Alexandra Huard, soucieuse du détail jusqu’à l’extrême, illustre à merveille le paradoxe de cet animal repoussant lorsqu’il est hors de son élément, et gracieux et lumineux dans l’eau.   


Nylso
Gros ours et petit lapin
Bande dessinée - éd. Misma - 20 euros

Petit lapin est vif, loquace, provocateur, égoïste et cupide. Il se prend pour un génie, mais détale comme un lièvre dès qu’il s’agit de sauver sa peau. Gros ours, lui, est un ours bien léché, posé, pas très bavard et peu sûr de lui. Imperturbable, il peut arpenter la forêt pendant de longues heures à la recherche d’un peu miel.
Les deux animaux que tout oppose sont seuls au monde, échoués dans une nature affranchie de toute civilisation. Alors ils n’ont rien de mieux à faire que de se promener dans les bois, pêcher, se baigner dans les ruisseaux, lézarder au soleil... et philosopher !
Les saisons passent, ponctuées de pensées et de grandes réflexions sur le sens de la vie.
Le lapin se prend pour un ours et l’ours voudrait bien devenir un lapin, et sans s’en rendre compte tous deux marchent main dans la main sur le chemin de la vérité.
Les duos « petits/gros » ont toujours amusé, mais au delà de la simple apparence comique, Nylso apporte une profondeur rare au genre.
Les scènes de dialogues drôles et touchantes entre les deux acolytes sont entrecoupées de pauses contemplatives qui laissent place à la poésie des paysages. Toute la nature se met alors à vibrer avec le dessin de Nylso : on peut sentir l’herbe caressée par le vent, les feuilles des arbres qui frétillent, on entend les branches qui craquent, la terre qui respire.
Et cette nature, belle et imposante, est là pour mettre nos deux compagnons de route face à une angoisse universelle : la peur de la solitude.
Plus qu’un conte sur l’amitié, Gros ours et petit lapin est une grande fable philosophique.


Karl Kerschl
L'abominable Charles Christopher. Tome 1
Préface de Régis Loisel
Bande dessinée - éd. Studio Lounak - 19,95 euros

Charles Christopher est une sorte de yéti un peu naïf. Il habite en pleine forêt. Aujourd’hui, il pleut et il court s’abriter. Un oiseau passe par là et discute avec lui. Il l’informe que Vivol organise une fête pour le soir-même. La pluie est terminée. Charles a faim. Il jette son dévolu sur un nid d’abeilles. Ni une, ni deux, une abeille le pique sur le front. Charles court se plonger la tête dans l’eau pour atténuer l’effet de la piqûre. Après cet épisode douloureux, Charles croise un lapin qu’il sauve d’un piège à loup. Il prend sous son aile le lapin qui s’endort dans ses bras Pendant ce temps-là, les autres animaux se préparent pour aller à la fête. Vivol, le grand ours prend la parole devant les animaux de la forêt. Il les informe qu’avec le changement de saison, un danger terrible menace la forêt.
Dans la préface, Régis Loisel invite à découvrir ce livre "frais, simple et poétique à souhait !", servi par le dessin "charnu et réaliste" de Karl Kerschl, "en parfaite adéquation avec la simplicité ses histoires".


Maroussia Vossen
Chris Marker (le livre impossible)
Témoignage/Cinéma - éd. Le Tripode - 16 euros

«  Ce texte n’est ni un roman, ni un essai ; encore moins une biographie. C’est le récit fragmentaire de mon lien à Chris Marker, de ma naissance à sa mort. »
L’un est un cinéaste mythique, l’autre sa fille d’adoption. L’un a fait de sa vie un mystère, l’autre en a été le témoin.
Avec justesse et humilité, Maroussia Vossen fait le récit sobre d’une filiation peu banale et révèle le portrait d’un artiste hors du commun, qui s’évertua jusqu’à sa mort à demeurer une énigme.
Artiste et écrivain, Chris Marker est notamment l’auteur d’un film culte, La Jetée, également disponible dans un format livre (éd. Kargo/L'Eclat, 2008).




Richard Wagamese

Les étoiles s'éteignent à l'aube

Traduit de l'anglais (Canada) par Christine Raguet

Roman - éd. Zoé - 20 euros


Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

Richard Wagamese, né en 1955 en Ontario, est l’un des principaux écrivains indigènes canadiens. En activité depuis 1979, il a exercé comme journaliste et producteur pour la radio et la télévision, et est l’auteur de treize livres publiés en anglais par les principaux éditeurs du Canada anglophone. Wagamese appartient à la nation amérindienne ojibwé, originaire du nord-ouest de l’Ontario, et est devenu en 1991 le premier indigène canadien à gagner un prix de journalisme national. Depuis lors, il est régulièrement récompensé pour ses travaux journalistiques et littéraires.

Les Etoiles s'éteignent à l'aube (titre anglais : Medicine Walk) est son premier roman traduit en français. Wagamese a par ailleurs été traduit en allemand et en hollandais.



Levi

Les Mots sont des pierres

Ed. Nous – 170 pages – 18 euros


Carlo Levi (1902-1975), l’auteur du Christ s’est arrêté à Eboli, l’un des écrivains les plus importants de l’Italie du 20e siècle, est encore peu traduit en France. Les mots sont des pierres — autre œuvre majeure, inédite (prix Viareggio 1955) — est « le récit de trois voyages en Sicile et des faits de là-bas, tels qu’ils peuvent apparaître à l’œil attentif d’un voyageur sans préjugés ». C’est un témoignage puissant sur la Sicile, ses villes et sa géographie, mais plus encore sur la vie de son peuple, sa culture, ses luttes. Il marque le lecteur par l’urgence de son rythme, l’acuité de sa phrase et la bonté de son regard.

On sentait une tension dans l’air, une passion collective, comme si tous ces gens à l’activité mystérieuse étaient mus par des raisons profondes, importantes, attendaient des événements graves et décisifs qui rendaient tous les visages éveillés et attentifs. Ce n’était pas un après-midi comme les autres dans un village rural : c’était un jour d’attente dans une ville en pleine guerre civile. Il y avait la grève : la première, de mémoire d’homme ; la vie de chacun y était engagée. J’étais là pour visiter en simple curieux une vieille mine de soufre, dans un des mille villages de la fixité paysanne ; et je me retrouvai dans un lieu vivant, en plein mouvement, en plein changement, où toutes les émotions sont nouvelles, les actes passionnés, les volontés tendues, violentes, où un sentiment inexistant jusque-là naît dans le cœur des hommes.

L’été s’abat sur la Sicile comme un faucon jaune sur l’étendue jaune des terres couvertes de chaumes. La lumière se multiplie dans une explosion continue, elle semble ouvrir, révéler les formes étranges des monts et rendre très durs, compacts, le ciel, la terre et la mer, mur ininterrompu de métal coloré. Sous le poids infini de cette lumière, hommes et animaux se déplacent en silence, acteurs d’un drame ancien dont le texte ne parvient pas à nos oreilles : mais leurs gestes suspendus dans l’air radieux sont comme des voix changeantes et pétrifiées, comme des troncs de figuiers de Barbarie, des branches tortes d’olivier, des pierres monstrueuses, de noires cavernes sans fond.



Helen Oyeyemi

Boy, Snow, Bird

Traduit de l'anglais par Guillaume Villeneuve

Ed. Galaade – 308 pages – 24 euros


"Mieux que Toni Morrison !"

New York, 1950, elle a vingt ans quand elle fuit un père qui la maltraite. Elle s’appelle Boy Novak. Arrivée dans une petite ville du Massachusetts, elle fait la connaissance d’Arturo Whitman, qui vit avec son étrange petite fille, Snow. Boy épouse Arturo. Tout semble aller bien, jusqu’au jour où ils mettent au monde leur fille, Bird, un très beau bébé « de couleur ». Ainsi la naissance de Bird met-elle au jour les origines afro-américaines des membres de la famille Whitman, jusqu’alors passées inaperçues à cause de la blancheur de leur peau. Une belle-mère, une jeune Snow, des miroirs, tous les éléments sont dès lors réunis pour une habile réécriture d’un conte bien connu.

Avec Boy, Snow, Bird, Helen Oyeyemi braque le projecteur sur les absurdités qui ont accompagné l’histoire raciale aux États-Unis. Avec habileté, elle soulève la question de ce qui nous identifie : couleur, gène, histoire, culture ?

Née en 1984, Helen Oyeyemi a grandi à Londres et vit aujourd'hui à Prague. Jeune auteur prodige, elle a écrit son premier livre à dix-neuf ans. Le blanc va aux sorcières, son troisième roman, ainsi que Mister Fox, son quatrième roman, ont paru aux éditions Galaade en 2011 et 2013.

« Helen Oyeyemi est une écrivaine hors-normes. Âgée d'à peine trente ans, elle porte un regard sur le monde d'hier et d'aujourd'hui d'une grande maturité. BOY, SNOW, BIRD est un somptueux roman de femmes, de filiation, un roman vertigineux sur le reflet que nous nous renvoyons les unes aux autres, mais aussi celui que nous nous renvoyons à nous-mêmes. » – Transfuge



Jonathan Evison
Les fondamentaux de l'aide à la personne revus et corrigés
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Odile Fortier-Masek
Roman - éd. Monsieur Toussaint Louverture - 20 euros

Quand on fait de la fuite un mode de vie, il n’y a que deux questions qui comptent: Où se terrer? Et, plus ­important encore, avec qui?
Ex-père au foyer en plein divorce, hanté par un passé aussi lourd à porter que son nom, Benjamin Benjamin se retrouve du jour au lendemain en charge de Trev, un adolescent à l’imagination débridée cloué dans un fauteuil roulant, il plonge tête la première dans les joies du soin à domicile.
La réunion de ces deux êtres cabossés par l’existence, commentateurs assermentés des formes de Miss Météo, passionnés de musée de la Mortadelle et de dahus empaillés, ne pouvait les mener qu’à une seule chose: envoyer un jour ou l’autre tout balader. Préférant la route des grands espaces à la routine des petites galères, ils embarquent à bord d’un minibus, en quête des sites touristiques les plus saugrenus du pays. Sur le chemin, ils rencontreront Dot, jeune punkette révoltée, Peaches et son doux sourire, Elton et son idée de génie, mais aussi un espion, un yéti et une marmotte sodomite.
Avec Les Fondamentaux de l’aide à la personne revus et corrigés, Jonathan Evison a façonné un récit drôle et doux-amer, qui ne se laisse aller ni à la condescendance ni à l’apitoiement. Un roman qui examine avec attention ce que cela coûte et ce que cela apporte de prendre soin des autres. Débordant d’émotions, ce livre nous montre d’une façon désarmante comment tout accepter de la vie, ses moments les plus terribles comme ses instants les plus lumineux.


Joseph O'Connor
Maintenant ou jamais
Traduit de l'angalis (Irlande) par Carine Chichereau
Roman - éd. Phébus - 23 euros

Robbie et Fran se rencontrent au début des années 80 dans les couloirs d’une université de la périphérie londonienne. De leur amitié naît l’idée d’un groupe que rejoignent rapidement les jumeaux Seán et Trez, The Ships in the Night. Portés par les excentricités de Fran, un tube planétaire et une tournée mythique en 1986, leur trajectoire météorique marquera l’histoire de la musique populaire de la décennie.
Trente ans plus tard, quinquagénaire rincé par la vie, Robbie tente d’écrire ses mémoires. Récit ironique et fiévreux, Maintenant ou jamais célèbre l’insouciance de la jeunesse, les amitiés perdues pour toujours… Avant qu’un soir de 2012 à Dublin, The Ships in the Night ne remontent sur scène…
« Maintenant ou jamais est un roman jubilatoire sur la création artistique qui se bâtit quotidiennement et ne s’habille pas seulement de paillettes. On y entend les riffs de guitare, les scintillements des cordes, les audaces vocales. » Christine Ferniot. Lire.


Etienne Chaize
Helios
Bande dessinée - éd. 2024 - 23 euros

Un soir lointain, le soleil fige sa course et se pose sur l'horizon. Plongé dans un crépuscule sans fin, le Royaume décline et désespère.
Un jour, un voyageur se présente à la Cour ; il persuade le Roi d'aller jusqu'au Soleil pour le prier de reprendre son cycle. Alors, le Roi se met en route, à la tête d'une longue procession. Page après page, ils se heurtent à des obstacles qui réduisent le nombre des pénitents, et seuls sept d'entre eux atteindront finalement le sommet où repose Helios...
Le Quattrocento a offert au monde Jérôme Bosch. Les années 90 et le logiciel Photoshop ont enfanté Étienne Chaize, déjà coloriste et chef-décorateur du détonnant Quasar contre Pulsar, paru en 2014 aux éditions 2024.
En puisant ses références dans des domaines très variés (jeu vidéo, Issey Miyake, Hokusai, Nicolas Ledoux...), notre alchimiste vient tisser avec délicatesse un monde fantastique. Dans la cohorte des personnages qui affrontent mille dangers d'un monde à l'autre retentit l'écho de mythes tels que l'Odyssée ou la Conférence des Oiseaux.
Helios est un monde fourmillant de vie qui enchante et étonne à chaque page !


Craig Thompson
Space boulettes
Traduit (Anglais) par Isabelle Guillaume, Laëtitia Vivien, Fédéric Vivien
Bande dessinée/Jeunesse - éd. Casterman - 24,95 euros

Lorsque son père disparaît sans donner de nouvelles, Violette se lance immédiatement à sa recherche à travers l'Univers, accompagnée de deux amis un peu « spatiaux »...
Baleines de l'espace, gang de motards interstellaires, stations orbitales de luxe... Une grande odyssée galactique par l'auteur de Blankets et Habibi !



Reliefs n° 2
Tropiques
Revue - 19 euros

Le numéro 2 de Reliefs vous emmène entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne. Des mystérieuses et périlleuses forêts amazoniennes aux coraux des eaux du Pacifique Reliefs déploie toute la richesse des tropiques et présente les questionnements scientifiques qu'ils suscitent.
Reliefs est la première revue dédiée aux grands voyageurs, explorateurs et aventuriers, d'hier comme de demain. Au carrefour des sciences et des lettres, de l'aventure et de la géographie, chaque numéro est porté par une thématique qui permet de faire le point sur un sujet. Le deuxième numéro de Reliefs entraîne ainsi le lecteur dans le monde des Tropiques. "Enfer vert" ou lieu de ravissement, Reliefs revient sur l'imaginaire des tropiques et explore les problématiques qui lui sont liées.

Savamment documenté, Reliefs prend non seulement appui sur des archives rares mais offre également le point de vue de témoins importants de notre monde contemporain (écrivains, scientifiques, cinéastes, photographes, philosophes, etc.).


Renaud Cerqueux

Un peu plus bas vers la terre

Le Dilettante - 224 pages - 17 euros


Les cinq nouvelles de ce recueil se penchent sur la condition du terrien au début du XXIe siècle, entre culte de l’identité, servitude volontaire, chaos, tyrannie de la technique et quête d’idéal dans un monde dont l’absurdité affleure un peu plus à chaque ligne.
« L’homme, je n’apprends rien à personne, descend du singe. Ce qui ne plaît guère à l’homme qui se venge en les descendant, les singes, ou, à défaut, en les astreignant à des rôles humiliants, des postures grotesques telle celle d’astronaute amateur. Ce fut le cas d’Enos, l’un d’entre eux, envoyé durant les années guerre froide, tester dans l’espace la technologie extraterrestre américaine. Ce que devint Enos ? Rien, épars dans la fosse commune dévolue aux singes spatiaux. »

Renaud Cerqueux est écrivain et traducteur, il vit à Brest. Egalement auteur de deux bandes dessinées réalisées avec le dessinateur David Cren, Un peu plus bas vers la terre est son premier recueil de nouvelles.



Et aussi : Le dernier livre de Jean Echenoz, Envoyée spéciale (Minuit), En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut (Finitude), Cumbe (Cà et là), L'échelle de Jacob (Picquier), Zaï Zaï Zaï Zaï (6 pieds sous terre),...



Gazmend Kapllani

La Dernière page

Roman - éd. Intervalles - 15 euros


Dans La Dernière Page, à travers l’évocation d’un fils venu enterrer son père à Tirana, dans une Albanie proche du chaos, Gazmend Kapllani reconstitue l’histoire d’une famille dont la judéité cachée a jonché de secrets les destins de tous ses membres. Il met en scène deux hommes qui se sont ignorés, orphelins de leurs origines, et qui pourtant ont traversé, chacun à sa manière, un siècle mouvementé grâce à leur commune passion des livres et des langues. Il rapproche la déchéance de ces pères bousculés par l’Histoire à celle de l’Albanie pendant et après le communisme. Mais Kapllani met surtout en lumière la dérive de l’Albanie, écartelée entre l’enfer du régime d’Enver Hodja et son délitement actuel, avec le déferlement des poussées nationalistes.

La Dernière Page est un roman pessimiste, lucide, profond, où Kapllani illustre à travers des personnages vibrants d’humanité une détermination parfois désespérée à se construire une identité au-delà des frontières et des bannissements, une identité qui peut s’étayer sur l’amour des livres et des langues. Car « une langue n’appartient à personne », écrivait Kapllani dans Je m’appelle Europe.



Minetarô Mochizuki

Chiisakobé

Bande dessinée - éd. Le Lézard noir - 15 euros


"L’histoire de Chiisakobé suit le quotidien d’un maître-charpentier Shigeji qui tente de relancer la société familiale à la seule force de son abnégation, après l’incendie qui a ravagé l’entreprise et entraîné la mort de ses parents. (…) De la catastrophe dépeinte dans Chiisakobé, on ne verra quasiment rien si ce n’est quelques décombres fumeux puis un terrain vague, l’auteur prenant le point de départ de la tragédie pour conter un récit où la reconstruction complexe de l’entreprise marque des étapes vers la résilience du héros principal, Shigeji. Personnage mystérieux et mutique, celui-ci arbore les cheveux longs et une barbe fournie qui lui mangent presque entièrement le visage, un look improbable et loufoque comme un masque, ou plutôt une barrière le séparant du monde qui l’entoure. Le mangaka nous le présente d’une façon curieuse dès les premières pages, couché sur un banc quasi prostré dans une position fœtale, tel un clochard céleste. (…) De fait, Shigeji apparaît un être renfermé qui n’évoque jamais le drame ou sa souffrance intérieure. Peu à peu, celui-ci va apprendre à s’ouvrir aux autres et le sens des responsabilités aux contacts de deux jeunes femmes de sa connaissance Ritsu et Yoko, et d’un groupe de cinq orphelins dont le centre d’accueil a brûlé et qui vont trouver refuge sous son toit." Blog de Mangarte (www.arte.tv)


Bill Cardoso

KO à la 8e reprise

Témoignage - éd. Allia - 7,50 euros


Zaïre, 1974. Le pays entier est en ébullition. Se prépare le match devenu­ légendaire opposant Mohammed Ali et George Foreman pour le titre de champion du monde poids lourds de boxe anglaise. Le combat doit se tenir le 25 septembre dans le stade Tata-Raphaël à Kinshasa. Le pays est alors sous la dictature de Joseph-Désiré Mobutu, le même qui promet 5 millions de dollars au vainqueur. Envoyé par le New Times pour couvrir le match, finalement reporté un mois plus tard, Bill Cardoso fut contraint de demeurer cinquante jours et cinquante nuits dans le pays, cinquante jours et cinquante nuits pour le moins rocambolesques. S'il est acculé au ring, comme des milliers de journalistes venus des quatre coins du monde qu'il égratigne au passage, c'est aux coulisses qu'il s'intéresse surtout. Et elles sont à la fois sales et magnifiques. Cardoso part à la rencontre des gens : pygmées et autres parachutistes, en passant par Big Black, joueur de conga espérant influer sur la cadence de Mohammed Ali. Il fait la connaissance d'un cobra, se voit offrir une peau de python, se fait voler son billet de retour. Il écume les bars, boit jusqu'à plus soif en compagnie d'un ami de circonstance, Cassius Clay Père, et consomme à qui mieux mieux la ganja congolaise. À l'issue de moult aventures, et après avoir perdu une dent, Cardoso finit par se croire victime du vaudou. C'est de bout en bout drôle, grinçant, jouissif.


Ugo Mulas

La photographie

Photographie - éd. Le Point du jour - 39 euros


La Photographie est la version française du dernier livre du grand photographe italien Ugo Mulas (1928-1973) publié peu après sa mort. Sous un titre apparemment anodin, ce livre constitue en fait une oeuvre unique. A travers de brèves séquences d'images introduites par des textes écrits à la première personne, Mulas y parcourt l'art de son temps et fait le portrait des artistes qu'il a côtoyés. Mais outre sa valeur documentaire, cet ensemble possède également une forte dimension autobiographique et spéculative. Représentant les oeuvres dans l'espace et en présence de leurs auteurs, bien souvent au travail, Mulas est conduit à s'interroger sur sa propre pratique, au croisement de la photographie et l'art.

Ugo Mulas est sans doute le plus grand photographe italien du XXe siècle. Le Centre Pompidou lui a consacré un colloque en 2011 à l'occasion de l'acquisition de sa série Vérifications, qui a été récemment présentée dans l'exposition « Qu'est-ce que la photographie ? » au Centre Pompidou. Néanmoins, son oeuvre n'avait jusqu'à maintenant pas fait l'objet d'exposition ou de livre personnels en France. La publication de La Photographie, dont la première édition italienne est bien connue des amateurs, sera l'occasion d'une découverte. Elle sera accompagnée d'une exposition en collaboration avec les Archives Mulas (Milan) : au Point du Jour, du 18 octobre 2015 au 3 janvier 2016 ; à la Fondation Henri Cartier-Bresson (Paris), en janvier-mars 2016.






La Petite librairie est labellisée depuis le 1er janvier 2018 "librairie indépendante de référence" par le ministre de la culture et de la communication. Le label LIR a pour vocation de reconnaître, valoriser et soutenir les engagements et le travail qualitatifs des libraires indépendants.

 

DEJA PASSE

Mercredi 3 octobre à 19 h
Lecture au Mouton à 5 pattes

A voix haute : "La Fête"

Les soirées "A voix haute" sont des rendez-vous proposés au Mouton à cinq pattes par les comédiennes Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest. Tous les deux mois, les deux comédiennes lisent des extraits de livres choisis par la Petite librairie. Chaque lecture est un assemblage original de textes de genres et de styles différents.

Cette 9e édition d'A voix haute a pour thème "la fête".



Mardi 27 mars à 19 h
Lecture au Mouton à 5 pattes

A voix haute : "Le fond du port"

Pour cette 8e édition, intitulée "Le fond du port", il sera question de mer, de port, d'une digue,...


© Editions du Sous-sol


Mercredi 6 décembre à 19 h - Lecture
A voix haute : "Rwanda"


Cette 7e édition de A voix haute est consacrée au Rwanda.

Jeudi 16 novembre - Rencontre
François-Xavier Freland : Mali

Depuis 2002, le journaliste François-Xavier Freland se rend régulièrement au Mali ; il y a été correspondant pour France 24 et Radio France de janvier 2007 à fin 2008. Il publie Mali. Au-delà du jihad aux éditions Anamosa.


Jeudi 9 novembre
Le 100e anniversaire de la Révolution russe

Le 100e anniversaire de la Révolution russe a permis la publication de beaucoup d’ouvrages. La plupart des livres contemporains oublient la dimension populaire de cette révolution. A contre-courant de cette vision dominante, certains ouvrages récemment publiés (témoignages ou analyse historico-politique) rendent compte de la dynamique réelle de la Révolution russe. Nous avons sélectionné une quinzaine de ces livres que nous présenterons brièvement. Ce sera l’occasion de raconter la Révolution russe de 1917 à 1921 au travers de l’intervention active de la population (soviets, comités d’entreprise,...). Nous présenterons aussi le regard critique de militants révolutionnaires envers la politique des bolcheviques.


Mercredi 13 septembre - lectures
A voix haute : "le Sexe"


Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest seront accompagnées par le marionnettiste Antonin Lebrun. 

16 h - lecture pour les enfants : Zizi et zézette
19 h - lecture pour les grands : le Sexe


Jeudi 18 mai - 18 h 30
Manon Labry : Riot Grrrls

Rencontre à la Petite librairie avec Manon Labry, auteure de Riot Grrrls. Chronique d’une révolution punk féministe (éd. Zones).

Au début des années 1990, de jeunes féministes nord-américaines lançaient du fond de leurs tripes un cri de colère et de ralliement dans le milieu punk underground : « Revolution, Grrrl Style, Now ! » La culture riot grrrl – littéralement, les « émeutières » – était en train de naître. Des groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile partaient à l’assaut de la production musicale, décidés à rendre « le punk plus féministe et le féminisme plus punk ». Leur offensive fut une secousse incroyablement positive pour toute une génération assommée par la culture mainstream. Car les riot grrrls ont été bien davantage qu’un simple courant musical : appliquant les principes du Do-It-Yourself, elles ont construit une véritable culture alternative, dont la force de frappe tient en une « proposition » que suivront des milliers de jeunes femmes : celle d’oser devenir qui elles sont et de résister corps et âme à la mort psychique dans une société capitaliste et patriarcale.

Manon Labry retrace l’histoire de cette révolution politique et culturelle. Elle déploie une écriture punk bien frappée qui entremêle paroles de chansons, témoignages, réflexions personnelles, extraits de fanzines et illustrations pour faire la chronique d’une génération.    


Mardi 4 avril à 18 h 30
Rencontre avec l'écrivain Alfons Cervera

Recontre à la Petite librairie avec l'écrivain espagnol Alfons Cervera, auteur de la Nuit immobile (éd. La Fosse aux ours). Organisée dans le cadre de "L'exil espagnol en Bretagne", colloque international (UBO, Faculté Victor Segalen)

À Los Yesares, dans la province de Valence, le vieux Félix et son épouse Maria ont perdu un fils, mort de pneumonie à son retour de la guerre du Maroc. Depuis, Maria est devenue sourde, et Félix vit une longue nuit immobile, refusant désormais de se mêler aux habitants du village, et restant assis sur le seuil de sa porte, à converser avec sa petite-fille Sunta et avec les amis qui lui rendent visite, ou bien dont il entend les voix. Car on ne sait trop si Félix attend la mort ou s'il en a déjà franchi la frontière. Félix est au fond une voix d'outre tombe, où l'ont plongé les soubresauts de l'histoire nationale. La Nuit immobile appartient au cycle romanesque d'Alfons Cervera (né en 1947) autour de la mémoire des vaincus dans la Guerre civile espagnole et l'après- guerre. Maquis et La Couleur du crépuscule ont paru à La Fosse aux Ours.


La Nuit immobile
La Fosse aux ours
187 p, 18 euros


Vendredi 31 mars - 17 h et 19 h
A voix haute : les Pirates

Lecture de textes d'Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest au Mouton à cinq pattes

17 h : lecture pour enfants (à partir de 6 ans)
19 h : lecture pour adultes

Cette cinquième soirée d'A voix haute aura pour thème les "Pirates".


Samedi 25 février à 14 h 30
Névénoé, coopérative utopique
Rencontre avec les auteurs du livre

        Névénoé, coopérative utopique 1973-1980
        Arnaud Le Gouëfflec, Alain-Gabriel Monot et             Olivier Polard
        Editions de Juillet - 35 euros


jeudi 23 février - 18 h
à la librairie

De rêves et de papiers
Rencontre avec Rozenn Le Berre

De rêves et de papiers
547 jours avec les mineurs isolés étrangers

Rozenn Le Berre
Le Découverte
15 euros


Vendredi 10 février - 18 h 30
à la librairie

Perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence
Rencontre avec la sociologue Jules Falquet

La sociologue et féministe Jules Falquet est l’auteure de Pax neoliberalia (éd. iXe), un essai sur l’emploi méthodique de la coercition au service de la mondialisation néolibérale.


Mercredi 8 février - 18 h 30
à la librairie

Asli Erdogan
Rencontre avec l’écrivain Tieri Briet, et lecture de textes de l’écrivaine Asli Erdogan, en soutien à l’auteure turque qui encourt la prison à vie.


Photo : Andrzej Banas

Tieri Briet sera présent en Bretagne du 8 au 17 février pour une série de lectures et de rencontres en librairies. Avec de nombreux écrivains, libraires et lecteurs d’Asli Erdogan, il appelle à aider la romancière et les prisonniers politiques en Turquie.

Asli Erdogan a été arrêtée violemment par le régime turc en août 2016 et son procès s’est tenu fin décembre et début janvier à Istanbul. Si Asli Erdogan et sept des autres prévenus ont été libérés le 29 décembre dernier, l’auteur n’a plus le droit de quitter le territoire turc. Asli Erdogan est devenue en quelques mois un symbole vivant du fait de sa littérature, mais aussi de sa vie. Aujourd'hui en liberté conditionnelle, Asli et ses camarades du journal Ozgür Gündem sont à nouveau convoqués au tribunal le 14 mars 2017. C'est la prison à vie qu'ont réclamée leurs procureurs !


De Asli Erdogan aux éditions Actes Sud :

    La Ville dont la cape est rouge, roman traduit du turc par Esin Soysal-Dauvergne (2003)
    Le Mandarin miraculeux, roman traduit du turc par Jean Descat (2006)
    Les Oiseaux de bois, récit traduit du turc par Jean Descat (2009)
    Le Bâtiment de pierre, récit traduit du turc par Jean Descat (Babel, 2017)
    Le silence même n'est plus à toi, chroniques traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (2017)


Entretien avec Asli Erdogan paru dans la revue Kedistan : lien ici



Mercredi 1er février - 19 h
au Mouton à cinq pattes

A voix haute : "Ma Famille"
Lecture de textes d'Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest

Cette quatrième édition d'A voix haute aura pour thème "Ma Famille". Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest seront accompagnées par le photographe Sébastien Durand.

La comédienne Anaïs Cloarec a eu le désir de s’associer avec la Petite librairie et le Mouton à cinq pattes pour proposer des soirées autour de livres intitulées A voix haute. Tous les deux mois, Anaïs Cloarec et Morgane Le Rest liront, d’après un thème choisi par les trois organisateur-rice-s, des extraits de romans, poésies, essais, bandes dessinées ou autres. Elles seront accompagnées par un invité d’une autre discipline artistique.


Entrée prix libre

Le Mouton à 5 pattes - café culturel et solidaire
Place Guérin, 25 rue Navarin Brest



Mercredi 9 novembre
A voix haute

16 h (enfants) - Mon monstre et moi

19 h (adultes) - Parade monstrueuse

au Mouton à cinq pattes / entrée prix libre


Cette troisème édition d'A voix haute aura pour thème les monstres, avec une lecture pour les enfants à 16h et une seconde lecture réservée aux adultes à 19h.

La comédienne Anaïs Cloarec a eu le désir de s’associer avec la Petite librairie et le Mouton à cinq pattes pour proposer des soirées autour de livres intitulées A voix haute. Tous les deux mois, deux comédiennes liront, d’après un thème choisi par les trois organisateur-rice-s, des extraits de romans, poésies, essais, bandes dessinées ou autres. Elles seront accompagnées par un invité d’une autre discipline artistique.


Le Mouton à cinq pattes est un café culturel et solidaire installé place Guérin, 25 rue Navarin


Mercredi 31 août à 19 h
Soirée lecture au Mouton à cinq pattes
A voix haute : "Voyages"

La comédienne Anaïs Cloarec a eu le désir de s’associer avec la Petite librairie et le Mouton à cinq pattes pour proposer des soirées autour de livres intitulées A voix haute. Tous les deux mois, deux comédiennes liront, d’après un thème choisi par les trois organisateur-rice-s, des extraits de romans, poésies, essais, bandes dessinées ou autres. Elles seront accompagnées par un invité d’une autre discipline artistique.

Cette deuxième soirée d'A voix haute sera consacrée aux voyages. Pour l’occasion, le dessinateur Michel Dilvit se joindra aux lectrices, Morgane Le Rest et Anaïs Cloarec.


Le Mouton à cinq pattes est un café culturel et solidaire installé place Guérin, 25 rue Navarin
Entrée prix libre






En attendant Nadeau : journal de la littérature et des arts
D'anciens membres de la rédaction de la Quinzaine littéraire, devenue La Nouvelle Quinzaine littéraire après la mort de Maurice Nadeau, ont créés en début d'année 2016 une nouvelle revue, diffusée en ligne mais également imprimable à la maison : En attendant Nadeau.
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