Leonardo Padura L'homme
qui aimait les chiens
Traduit de l'espagnol par René Solis et Elena Zayas
Editions Métailié
En
2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain frustré et responsable d’un
misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en
1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers
barzoï. Après quelques conversations, « l’homme qui aimait les chiens »
lui fait des confidences sur Ramón Mercader, l’assassin de Trotski
qu’il semble connaître intimement.
Iván reconstruit les
trajectoires de Lev Davidovich Bronstein, dit Trotski, et de Ramón
Mercader, connu aussi comme Jacques Mornard, la façon dont ils sont
devenus les acteurs de l’un des crimes les plus révélateurs du XXe
siècle. A partir de l’exil de l’un et l’enfance de l’autre, de la
Révolution russe à la Guerre d’Espagne, il suit ces deux itinéraires
jusqu’à leur rencontre dramatique à Mexico. Ces deux histoires prennent
tout leur sens lorsque Ivan y projette ses aventures privées et
intellectuelles dans la Cuba contemporaine.
Dans une écriture
puissante, Leonardo Padura, raconte, à travers ses personnages ambigus
et convaincants, l’histoire des conséquences du mensonge idéologique et
de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe
siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus, en
particulier à Cuba.
Un très grand roman cubain et universel.
672 pages, 24 euros
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Autres livres de Léonardo Padura publiés en français chez Métailié
Mort d'un chinois à La Havane Le palmier et l'Etoile Adios Hemingway Les brumes du passé L'homme qui aimait les chiens
Site de l'éditeur : http://www.editions-metailie.com
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Leonardo Padura Fuentes est un journaliste et
écrivain cubain né en 1955. Il est auteur de romans policiers dont le
héros est le lieutenant Mario Conde. Ses textes sont subtilement
profonds. Tous ses livres sont traduits en France aux éditions
Métailié. « Scénariste pour le cinéma, essayiste, nouvelliste, Leonardo
Padura a trouvé avec le roman noir un genre tout indiqué pour distiller
une vraie réflexion sur "ce pays si chaud et hétérodoxe où il n'y a
jamais rien eu de pur", selon la formule de son impayable Mario Conde -
un flic "hétérosexuel macho-stalinien", alcoolo et désabusé, vengeur
des petits et des faibles, qui déboule en 1991 dans Passé parfait.
"Leonardo nous a ouvert la porte, estime son ami le journaliste et
écrivain Amir Valle, né en 1967. Il nous a fait comprendre que nous
pouvions écrire sur des questions quotidiennes taboues, avec honnêteté,
sans verser dans le racolage. »
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